Employers: prosecution authorities can now inform you if an employee is subject to criminal proceedings
New legislation regulates the communication of information about criminal proceedings to employers and supervisory authorities, with practical implications for HR management.
New legislation regulates the communication of information about criminal proceedings to employers and supervisory authorities, with practical implications for HR management.
The law of 26 May 2026 1, derived from bill of law 7882B exempted from second vote on 5 May 2026 (the Law), introduces a mechanism into the Criminal Procedure Code permitting the Chief Public Prosecutor (procureur général d’Etat) and the Public Prosecutors (procureurs d’Etat) to inform employers (among others) of criminal acts allegedly committed by their staff, including before any final conviction. The Law also introduces a clear statutory basis for sharing criminal information relating to the enforcement of convictions.
Key aspects of the reform
Three new articles (8-2, 8-3 and 8-4) have been added into the Criminal Procedure Code. The core elements are outlined below.
Communication of information for carrying out sentences
The Chief Public Prosecutor, via the Ministry of Justice if appropriate, provides a copy of or an extract from a court decision to the bodies responsible for carrying it out.
A Public Prosecutor may also share copies of procedural instruments where their provision is necessary for the execution of a decision taken in the context of the discretion to prosecute.
The information provided may only be used for the purposes for which it was communicated.
Preventive alert to employers and supervisory authorities
The Chief Public Prosecutor and the Public Prosecutors may give written notice to any employer (public or private) of acts allegedly committed by a member of its staff. They may also inform authorities, public law and private law legal entities responsible for carrying out public services, and professional bodies where the activity of the person concerned is under their control or authority, or they have issued an authorisation, licence or approval.
All the following conditions must be satisfied in order for this information to be communicated to the interested parties:
- The acts must be capable of constituting a crime punishable by imprisonment.
- The acts must have given rise to one of the following decisions: conviction (whether or not final), referral to court for trial (saisine d’une juridiction de jugement) or referral to an investigating judge (saisine du juge d’instruction).
- The Chief Public Prosecutor or Public Prosecutor must consider the communication to be necessary in order to halt or prevent serious interference with public order or serious physical or psychological harm to an individual, taking into account the nature of the acts, the circumstances in which they were committed or their link with the professional or social activity of the person concerned.
This includes serious offences such as unlawful killing, deliberate assault and battery, sexual assault, rape, human trafficking, unlawful trafficking of migrants and offences involving violent or pornographic material.
The Law provides for a range of procedural safeguards, including:
- The person concerned must be informed without delay, and the recipient of the information must be notified about the outcome of the criminal proceedings.
- The investigating judge’s consent must be obtained where a judicial investigation (information judiciaire) is underway.
- The information must be destroyed in the event of acquittal or discharge (non-lieu) by the investigating judge.
Confidentiality
All information received is confidential. Unless a conviction is publicly declared, the recipient is subject to professional secrecy and liable to the sanctions for breach set out in Article 458 of the Criminal Code.
Use of the information received is strictly limited to the purposes set out in the Law (cessation or suspension of activity, disciplinary proceedings, supervisory measures, withdrawal of approval or authorisation).
1Law of 26 May 2026 amending the Criminal Procedure Code.
The Law enters into force on 7 June 2026.
Practical implications for employers
Your business may receive written notification from the Chief Public Prosecutor or a Public Prosecutor about employees implicated in criminal proceedings, including before any final conviction. This situation is now governed by a statutory framework and calls for a structured and proportionate response, the details of which will depend on the specific circumstances of each case.
Employers should act immediately to implement the necessary legal and organisational measures, such as nominating contact persons to receive criminal information, restricting internal access to authorised personnel only and making managers and HR teams aware of the risks of unauthorised disclosure.
Author: Raphaëlle Carpentier

How can we help?
Our Employment Law, Pensions & Benefits and Business Crime teams are available to help your business prepare for these changes, to provide support and to answer any questions you may have.
Votre salarié fait l’objet d’une procédure pénale — les autorités peuvent désormais vous en informer
De nouvelles dispositions encadrent la transmission d’informations pénales aux employeurs et aux autorités de contrôle, avec des conséquences concrètes sur la gestion des ressources humaines.
La nouvelle loi du 26 mai 2026 1, issue du projet de loi 7882B dispensé de second vote le 5 mai 2026 (« la Loi »), introduit dans le Code de procédure pénale un mécanisme permettant au procureur général d’État et au procureur d’État d’informer notamment les employeurs de faits pénaux reprochés à leurs subordonnés, y compris avant toute condamnation définitive. Elle introduit également une base légale claire pour la transmission d’informations pénales relatives à l’exécution des condamnations.relating to the enforcement of convictions.
Points clés de la réforme
Trois nouveaux articles (8-2, 8-3 et 8-4) sont insérés dans le Code de procédure pénale. En voici les éléments essentiels.
Transmission d’informations pour l’exécution des peines
Le procureur général d’État communique, le cas échéant par l’intermédiaire du ministre de la Justice, une copie ou un extrait des décisions de justice aux organismes chargés d’en assurer l’exécution.
Le procureur d’État peut également transmettre des copies d’actes de procédure lorsque cette transmission est nécessaire à l’exécution d’une décision prise dans le cadre de l’opportunité des poursuites.
Les informations transmises ne peuvent être utilisées qu’aux fins pour lesquelles elles ont été communiquées.
Alerte préventive aux employeurs et autorités de contrôle
Le procureur général d’État et le procureur d’État peuvent informer par écrit tout employeur (public ou privé) des faits reprochés à l’un de ses subordonnés. Ils peuvent également informer les administrations, personnes morales de droit public ou privé chargées d’une mission de service public et les ordres professionnels lorsque l’activité de la personne concernée est placée sous leur contrôle, leur autorité, ou qu’ils ont délivré une autorisation, un permis ou un agrément.
Pour que cette information soit communiquée aux parties intéressées, les conditions ci-dessous doivent être réunies :
- Les faits doivent être qualifiables de crime ou délit punissable d’emprisonnement ;
- Les faits doivent avoir donné lieu à l’une des décisions suivantes : une condamnation, même non définitive, la saisine d’une juridiction de jugement ou la saisine du juge d’instruction ; et
- Le procureur général d’État et le procureur d’État doivent estimer que la communication est nécessaire, compte tenu de la nature des faits, des circonstances de leur commission ou de leur lien avec l’activité professionnelle ou sociale de la personne concernée, pour mettre fin ou prévenir un trouble grave à l’ordre public, à l’intégrité physique ou morale d’une personne.
Sont visées entre autres les infractions graves telles que le meurtre, les coups et blessures volontaires, les atteintes à l’intégrité sexuelle, le viol, la traite des êtres humains ou le trafic illicite de migrants et les infractions relatives aux outrages publics aux bonnes mœurs.
La Loi prévoit un ensemble de garanties procédurales, parmi lesquelles :
- l’information sans délai de la personne concernée et l’information quant à l’issue de la procédure pénale au destinataire de la communication ;
- l’obtention du consentement du juge d’instruction lorsqu’une information judiciaire est en cours ;
- l’obligation de suppression des informations en cas de non-lieu ou d’acquittement.
Confidentialité
Toute information reçue est confidentielle. Sauf condamnation prononcée publiquement, le destinataire est soumis au secret professionnel sous peine des sanctions prévues à l’article 458 du Code pénal.
L’utilisation des informations reçues est strictement limitée aux finalités prévues par la Loi (cessation ou suspension d’activité, poursuites disciplinaires, mesures de contrôle, retrait d’agrément ou autorisation).
1Loi du 26 mai 2026 portant modification du Code de procédure pénale.
La Loi entre en vigueur le7 juin 2026.
Conséqences pratiques pour les employeurs
Votre entreprise peut désormais recevoir du procureur général d’État et du procureur d’État une notification écrite concernant un subordonné mis en cause dans une procédure pénale, y compris avant toute condamnation définitive. Cette situation, désormais légalement encadrée, appelle une réponse structurée et proportionnée, dont les modalités dépendront des circonstances propres à chaque cas.
Il est recommandé d’anticiper dès à présent les mesures organisationnelles et juridiques nécessaires, telles que par exemple désigner les personnes de contact dédiées à la réception de l’information pénale et limiter l’accès interne aux seules personnes habilitées, sensibiliser les managers et équipes RH aux risques de divulgation non autorisée, etc.
Auteure: Raphaëlle Carpentier

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Nos équipes Employment Law, Pensions & Benefits et Business Crime sont à votre disposition pour vous aider à anticiper ces changements, vous assister et répondre à vos questions.
Gegen Ihren Arbeitnehmer läuft ein Strafverfahren – die Behörden können Sie nun darüber informieren
Neue Bestimmungen regeln die Weitergabe strafrechtlicher Informationen an Arbeitgeber und Aufsichtsbehörden, was konkrete Auswirkungen auf das Personalmanagement hat.
Das neue Gesetz vom 26. Mai 2026 1, das aus dem Gesetzentwurf 7882B hervorgegangen ist, der am 5. Mai 2026 in zweiter Lesung verabschiedet wurde („das Gesetz“), führt einen Mechanismus in die Strafprozessordnung ein, der es dem Generalstaatsanwalt und dem Staatsanwalt ermöglicht, insbesondere Arbeitgeber über strafrechtliche Vorwürfe gegen ihre Beschäftigten zu informieren, auch vor einer rechtskräftigen Verurteilung. Es schafft zudem eine klare Rechtsgrundlage für die Weitergabe strafrechtlicher Informationen im Zusammenhang mit der Vollstreckung von Strafen.
Kernpunkte der reform
Drei neue Artikel (8-2, 8-3 und 8-4) werden in die Strafprozessordnung aufgenommen. Hier sind die wesentlichen Punkte.
Übermittlung von Informationen zur Strafvollstreckung
Der Generalstaatsanwalt übermittelt, gegebenenfalls über den Justizminister, eine Kopie der gerichtlichen Entscheidungen an die mit der Vollstreckung beauftragten Stellen oder einen Auszug daraus.
Der Staatsanwalt kann ebenfalls Kopien von Verfahrensunterlagen übermitteln, wenn diese Übermittlung für die Vollstreckung einer im Rahmen der Ermessensentscheidung über die Strafverfolgung getroffenen Entscheidung erforderlich ist.
Die übermittelten Informationen dürfen nur für die Zwecke verwendet werden, für die sie übermittelt wurden.
Vorbeugende Warnung von Arbeitgebern und Kontrollbehörden
Der Generalstaatsanwalt und der Staatsanwalt können jeden Arbeitgeber (im öffentlichen oder privaten Sektor) schriftlich über die Vorwürfe gegen einen seiner Beschäftigten informieren. Sie können auch Behörden, juristische Personen des öffentlichen oder privaten Rechts, die mit einer öffentlichen Aufgabe betraut sind, sowie Berufsverbände informieren, wenn die Tätigkeit der betroffenen Person ihrer Aufsicht oder ihrer Weisungsbefugnis unterliegt, oder wenn sie eine Genehmigung, eine Erlaubnis oder eine Zulassung erteilt haben.
Damit diese Information an die betroffenen Parteien weitergeleitet wird, müssen die folgenden Voraussetzungen erfüllt sein:
- Die Tatbestände müssen als Verbrechen oder Vergehen einzustufen sein, die mit Freiheitsstrafe belegt sind.
- Die Tatbestände müssen zu einer der folgenden Entscheidungen geführt haben: einer Verurteilung, auch wenn diese noch nicht rechtskräftig ist, der Anrufung eines Strafgerichts oder der Befassung des Untersuchungsrichters.
- Der Generalstaatsanwalt und der Staatsanwalt müssen der Auffassung sein, dass die Weitergabe angesichts der Art der Tat, der Umstände ihrer Begehung oder ihres Zusammenhangs mit der beruflichen oder sozialen Tätigkeit der betroffenen Person erforderlich ist, um eine schwerwiegende Störung der öffentlichen Ordnung oder der körperlichen oder seelischen Unversehrtheit einer Person zu beenden oder zu verhindern.
Gemeint sind unter anderem schwere Straftaten wie Mord, vorsätzliche Körperverletzung, sexuelle Übergriffe, Vergewaltigung, Menschenhandel oder Schleusung von Migranten sowie Straftaten im Zusammenhang mit öffentlicher Verunglimpfung der guten Sitten.
Das Gesetz sieht eine Reihe von Verfahrensgarantien vor, darunter:
- die unverzügliche Unterrichtung der betroffenen Person und die Unterrichtung des Empfängers der Mitteilung über den Ausgang des Strafverfahrens;
- die Einholung der Zustimmung des Untersuchungsrichters, wenn ein Ermittlungsverfahren läuft;
- die Verpflichtung zur Löschung der Informationen im Falle einer Einstellung des Verfahrens oder eines Freispruchs.
Vertraulichkeit
Alle erhaltenen Informationen sind vertraulich. Sofern keine öffentlich verkündete Verurteilung vorliegt, unterliegt der Empfänger der beruflichen Schweigepflicht; bei Verstößen drohen die in Artikel 458 des Strafgesetzbuches vorgesehenen Strafen.
Die Verwendung der erhaltenen Informationen ist streng auf die gesetzlich vorgesehenen Zwecke beschränkt (Einstellung oder Aussetzung der Tätigkeit, Disziplinarverfahren, Kontrollmaßnahmen, Entzug der Zulassung oder Genehmigung).
1Gesetz vom 26. Mai 2026 zur Änderung der Strafprozessordnung.
Das Gesetz tritt am 7. Juni 2026 in Kraft.
Praktische folgen für arbeitgeber
Ihr Unternehmen kann nun vom Generalstaatsanwalt und vom Staatsanwalt eine schriftliche Mitteilung über einen Mitarbeiter erhalten, gegen den ein Strafverfahren läuft, und zwar auch vor einer rechtskräftigen Verurteilung. Diese Situation, die nun gesetzlich geregelt ist, erfordert eine strukturierte und verhältnismäßige Reaktion, deren Modalitäten von den jeweiligen Umständen des Einzelfalls abhängen.
Es wird empfohlen, bereits jetzt die erforderlichen organisatorischen und rechtlichen Maßnahmen zu treffen, wie beispielsweise die Benennung von Ansprechpartnern für den Empfang strafrechtlicher Informationen und die Beschränkung des internen Zugriffs auf befugte Personen, die Sensibilisierung von Führungskräften und HR-Teams für die Risiken einer unbefugten Weitergabe usw.
Autorin: Raphaëlle Carpentier

Wie können wir ihnen helfen?
Unsere Teams Employment Law, Pensions & Benefits und Business Crime stehen Ihnen gerne zur Verfügung, um Sie bei der Vorbereitung auf diese Änderungen zu unterstützen, Ihnen zur Seite zu stehen und Ihre Fragen zu beantworten.